Le rendez-vous des quais , la critique


Un cinéma sauvage, rapide, furtif, improvisé, immaitrisé, mais dont la liberté de ton, de jeu, d'écriture, ne cesse de se porter, en amont, vers RENOIR, et, en aval, vers la future "Nouvelle Vague"

Jean-Louis COMOLLI (Libération)


C'est la fraîcheur tranchante, décapante, qui permet, justement, à Paul Carpita, d'observer et de décrire la vie de tous les jours de personnages rarement mis au centre des récits.."

René ALLIO


"C'est un film de fiction dont la réussite stupéfie le spectateur d'aujourd'hui,..
Le Rendez-vous des Quais illustre ce qu'aurait pu être un néoréalisme à la française.."

(La Revue du Cinéma)


"On mesurera ce que le Cinéma Français a raté, avec la longue absence de ce long-métrage plein d'humour et de vie, qui aurait pu être l'acte fondateur d'un Cinéma nouveau, sensible au réel politique et social, souvent occulté.

(Libération)


Le plus admirable c'est, malgré sa violence idéologique, le repos, le calme de ce film dû principalement à l' harmonieuse fusion entre le mouvement de la chronique, montré comme une berceuse, et le fracas de l'Histoire.
Carpita a l'art d'accorder, de faire résonner le travail des hommes avec le rythme de l'univers. Ce Dovjenko des villes a remplacé les chants russes par la musique insidieuse, les tempos rigoureux de ses panoramiques..

(Les Cahiers du Cinéma)


"Le Rendez-vous des Quais" était le chaînon manquant du Cinéma Français : culture ouvrière et anticolonialisme. ll est maintenant son honneur retrouvé !.."

(L'Evènement du Jeudi)


Trente cinq années après, il nous reste un document extraordinaire, réaliste et naïf, dont on aime jusqu'aux défauts ! Et Paul Carpita désire tourner encore un autre film, en Camargue ! Cet enthousiaste marseillais a toujours la pèche, malgré ces déboires... Bonne mère, donnez-lui vite une caméra !

(Actuel)


Sensation de lumière comme jamais. Comme si le soleil s'était caché depuis. Blancheur irisée d'une ville paisiblement aimée par celui qui la filme... Cinématographie à l'état pur, sans malice aucune, de ces rues, de ces quais, de cette cuisine où se tient la mère, de ces beaux visages d'hommes et de femmes inconnus, restitués intacts, tout à coup, et que le recul de 35 ans enrichit d'une émotion, à mes yeux, vertigineuse..

Claude-Jean PHILIPPE (7 à Paris)


On retrouve dans ce film le Renoir des années 30, celui du "Crime de Monsieur Lange", de "La Vie est à nous", de "La Marseillaise".. même générosité candide, même lyrisme débridé, même bonheur de filmer, d'être ensemble et de se battre pour des idées... "Le Rendez-vous des Quais" est un formidable document sociologique(...) un témoignage émouvant sur l'espoir collectif en une vie meilleure, plus juste, plus fraternelle.

(PARISCOPE)


Il y a des hommes et des femmes, dockers ou jeunes ouvrières, qui nous transmettent soudain le plus juste témoignage parce qu'ils sont intégralement eux-mêmes, hors de tout cliché interprétatif, éternellement neufs.

(L'Humanité-Dimanche)


On ne sait plus très bien actuellement ce que signifie en terme de Cinéma le mot courage.. En 1953,au pays des Calanques, le courage ne se calculait pas. La preuve : "Le Rendez-vous des Quais". Paul Carpita a tout naturellement introduit en France le néoréalisme si cher aux cinéastes transalpins. Non content d'établir un témoignage sans précédent, Carpita a su individualiser le conflit qu'il filmait par le biais d'une histoire d'amour pittoresque...".

(STARFIX


.Carpita ne s'embarrasse pas de conventions. Il filme au jour le jour, mélange allégrement dialogues écrits et scènes de rues. Il improvise constamment, le plus souvent au nez et à la barbe de la police, omniprésente sur le Port.

(TELERAMA)


Innocent comme l'agneau pascal, Carpita plante sa caméra dans les rues de Marseille. Sans autorisations. Sans idées préconçues... il fait voler les règles en éclats et filme spontanément. Un bonheur pas sophistiqué qui imprègne tout le film. Car "Le Rendez-vous des Quais" flirte avec le néoréalisme et la Nouvelle Vague. Amours trop précoces.
Ce Carpita est vraiment un mauvais sujet. Tant mieux.

(L'EXPRESS)


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